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Présentation |
Le Centre de Référence Nationale des Maladies Neuro-Inflammatoires de l’Enfant répertorie les données des différentes pathologies inflammatoires neurologiques touchant les enfants âgés de 0 à 16 ans et 11 mois. Ces pathologies inflammatoires sont représentées par : Parmi ces pathologies, les premiers épisodes de démyélinisation regroupant l'encéphalomyélite aigue disséminée, une première poussée de SEP, la myélite transverse, la rhombencephalite et la névrite optique sont étudiées de façon détaillé et une cohorte d'enfant ayant une première poussée démyélinisante depuis 1990 a été mise en place. Grâce aux parents et enfants suivis qui ont accepté de participer aux recherches, plusieurs études très importantes permettant de mieux connaître et prendre en charge ces maladies, ont pu être réalisées. Voici les différents travaux publiés : 1) American Journal of Epidemiology. Mai 2009. Résumé : Des infections virales ont été suspectées comme pouvant augmente le risque de sclérose en plaques. Une étude cas-témoins comparant des enfants malades atteints de sclérose en plaques et des enfants non malades issus de la population générale a été menée afin de savoir si la varicelle avec expression clinique, bien identifiée par un médecin, participait ou non à l’augmentation du risque de voir apparaître une sclérose en plaques chez l’enfant. Les résultats trouvés évoquent que ce type de varicelles (il existe aussi des formes avec peu de signes, moins bien identifiées) était associé à un moindre risque de voir apparaître une sclérose en plaques dans la population pédiatrique française. 2) Brain. Octobre 2007. Résumé : Le lien entre tabagisme actif et sclérose en plaques a déjà été démontré chez les adultes. Cependant, le lien probable entre le tabagisme passif et la sclérose en plaques n’a jamais été étudié en détail jusqu’à cette étude. L’exposition au tabagisme passif semble associé à un risque plus élevé de voir apparaître une sclérose en plaques pédiatrique, d’autant plus que l’exposition au tabac a été longue. 3) Neurology. Mars 2009. Résumé : Le risque d’épisode démyélinisant du système nerveux central associé au vaccin de l’hépatite B chez l’adulte et l’enfant a fait débat car les études existantes chez l’adulte montrent des résultats contradictoires, une majorité d’entre elles ne montrant pas d’augmentation de risque. La vaccination contre l’hépatite B semble ne pas augmenter non plus le risque d’épisode démyélinisant aigü inflammatoire du système nerveux central chez l’enfant. Des études futures détaillant les différentes marques de vaccins, avec plus de patients, permettraient de compléter les données disponibles. 4) European Journal of Paediatric Neurology. Mars 2010. Résumé : Les épisodes démyélinisants aigüs inflammatoires du système nerveux central chez l’enfant et l’adolescent peuvent induire des troubles cognitifs (concentration, mémoire, logique…) avec un possible retentissement sur la scolarité. Cependant, les facteurs de prédiction des difficultés scolaires, identifiées par le redoublement, pour les patients atteints de ces maladies n’ont pas été étudiés avec précision avant cette étude. Les facteurs de risque de redoublement dans le primaire et le secondaire sont principalement une maladie à rechute d’évolution sévère (diagnostic de sclérose en plaques confirmée) et des facteurs socio-économiques déjà connus.
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